Il y a, dans la mise en scène théatrale, une énergie qui relève parfois de la magie.
Espace La Comedia : Une petite salle de théatre ou la pénombre fait oublier le monde extérieur, l’imaginaire lié à celui du comédien, puis à celui du publique, l’impression de faire partie d’une unité et de ne plus être soi le temps d’un spectacle. Des éclats de rire anonyme dont on reconnait l’origine maghrebine aux thèmes qui les déclenchent, aux boutades qui réveillent, et aux petits mots en arabe qui sentent si bon le souvenir.

Marzouk occupe son espace. La lumière l’aide un peu, les costumes sont minimalistes. Quelques sons ponctuent mais tout se joue dans son art de la mise en scène. Les histoires s’enchainent et les personnages défilent avec une simplicité et une pureté qui font oublier qu’il n’y a qu’un seul homme sur scène, sans autre décor qu’une chaise et une table, sans autre artifice que celui des mots.
Alors on se laisse aller au voyage, se retrouvant, tour à tour, sur un stade de foot, puis dans une salle de classe, dans la boutique d’un boucher hallal, une chambre d’enfant. Sans escale ni turbulence, le voyage sera court mais agréable, le message parfois confus mais optimiste.
Un doux moment pour nos soirées d’hiver et pour éviter la staracodomie ;)

Hchicha

 ————–
Plus d’info : http://marzouk.fr/
Et d’autres commentaires sur cette pièce : http://www.telephonearabe.net/